Lancement officiel du programme KIIRAY dans une collectivité territoriale de la région de Dakar
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Trois plans d'action budgétisés contre les VBG à Fatick, Diamaguène Sicap Mbao et Yoff

ProgrammeGouvernance localeViolences sexuelles

Au premier trimestre 2026, le programme KIIRAY a conduit des diagnostics participatifs dans ses communes d'intervention. Ils ont débouché sur trois plans d'action locaux élaborés et budgétisés à Fatick, Diamaguène Sicap Mbao et Yoff.

Une commune peut condamner les violences faites aux femmes dans tous ses discours et n'y consacrer aucune ligne de son budget. C'est cet écart que le programme KIIRAY s'emploie à réduire. Au premier trimestre 2026, il a abouti à trois plans d'action locaux élaborés et budgétisés, à Fatick, à Diamaguène Sicap Mbao et à Yoff.

Partir de ce que les populations identifient elles-mêmes

Ces plans ne sont pas descendus d'un bureau. Ils sont issus de diagnostics participatifs menés dans chacune des communes d'intervention, avec pour objectif d'identifier les défis et les besoins réellement exprimés par les populations.

Quatre champs sont ressortis de ces travaux : les violences basées sur le genre, l'autonomisation économique des femmes, l'accès aux services sociaux et la participation citoyenne. Le regroupement n'a rien d'arbitraire : la dépendance économique revient constamment, dans les travaux de terrain de J-GEN Sénégal, comme le facteur qui enferme une femme dans une situation de violence. Traiter la protection sans traiter les revenus revient à ne traiter ni l'une ni l'autre.

Du diagnostic à la ligne budgétaire

Le passage du constat au plan budgétisé est l'étape que la plupart des démarches de sensibilisation ne franchissent jamais. Un plan d'action budgétisé engage la collectivité : il chiffre, il désigne des responsables, et il devient opposable lors des exercices de reddition des comptes.

C'est pourquoi les rencontres organisées dans le cadre du programme ont porté, au-delà de la question des violences, sur des outils de gestion publique : la gouvernance sensible au genre, le Budget Sensible au Genre, le budget participatif et les mécanismes de redevabilité. Il s'agit de doter les autorités locales des instruments qui permettent de traduire une priorité politique en dépense effective.

Trois communes, trois feuilles de route

Les trois plans servent désormais de feuilles de route à la mise en œuvre des activités du programme dans chaque territoire. Ils couvrent des réalités très différentes : Fatick dans le bassin arachidier, Diamaguène Sicap Mbao dans une banlieue dakaroise en forte croissance démographique, et Yoff, commune littorale à l'organisation communautaire ancienne. Une feuille de route unique aurait ignoré ces écarts.

Ce travail a consolidé les partenariats avec les collectivités territoriales et posé les bases d'interventions concertées, inclusives et adaptées aux réalités locales.

Ce qui reste à consolider

Le bilan interne du programme identifie un point de fragilité : la synergie entre les acteurs communautaires et les services techniques des collectivités reste à renforcer. Un plan budgétisé n'a d'effet que si les services chargés de l'exécuter travaillent effectivement avec celles et ceux qui ont participé à son élaboration. C'est l'un des chantiers de la suite du programme.

Cet article s'inscrit dans le programme

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