Session de formation aux métiers d'un GIE de jeunes femmes, projet LIGGEEYAL ËLËG
Retour aux actualités
Autonomisation économique

À Kaolack, trois GIE de jeunes femmes formés à la pâtisserie, à la saponification et à la restauration

Autonomisation économiqueFormationPartenariat

Dans la région de Kaolack, le projet LIGGEEYAL ËLËG a organisé des sessions de formation aux métiers au profit de trois groupements d'intérêt économique de jeunes femmes.

Le projet LIGGEEYAL ËLËG part d'un constat que les cercles de guérison de Fatick ont confirmé par ailleurs : la dépendance économique est le principal facteur qui enferme une jeune femme dans une situation qu'elle voudrait quitter. Le projet s'adresse aux jeunes filles non scolarisées ou déscolarisées et aux jeunes femmes mères célibataires âgées de 16 à 35 ans.

Il vise l'autonomisation de 120 jeunes femmes dans les régions de Fatick et de Kaolack, sur une durée de trois ans allant de novembre 2024 à octobre 2027.

Créer la structure avant de former

J-GEN Sénégal a d'abord créé et formalisé six groupements d'intérêt économique, avant d'organiser les sessions de formation aux métiers à leur profit.

Cet ordre est délibéré. Former des individus sans structure d'accueil produit des compétences dispersées ; formaliser un GIE au préalable donne aux participantes une existence juridique, une capacité à contracter et un cadre collectif qui survit à la fin du projet.

Trois métiers, trois groupements

Dans la région de Kaolack, les sessions ont été organisées dans trois métiers distincts.

La pâtisserie a été enseignée avec le GIE « Les Amazones villageoises de Gandiaye ». La saponification — la fabrication de savon — avec le GIE « Mbogga Yiff des jeunes femmes de Sibassor ». La restauration avec le GIE « Les jeunes femmes autonomes de Kaolack ».

Ces trois activités ont un point commun : elles relèvent de la transformation, disposent d'un marché local immédiat et ne réclament pas un investissement initial hors de portée.

Une supervision confiée à un partenaire local

Les sessions de formation ont été supervisées par l'Association Action pour le Développement du Sénégal, partenaire de mise en œuvre du projet à Kaolack.

Ce choix d'un ancrage local n'est pas une délégation de commodité : il conditionne la possibilité d'un suivi après la formation, quand les équipes de projet ne sont plus sur place.

Ce que le bilan retient

Le bilan du trimestre relève à Kaolack la disponibilité de la salle, du matériel et des produits, la présence effective des participantes, la pertinence des discussions pendant les travaux pratiques, la réussite des pratiques et le niveau d'études élevé de certaines participantes.

Quatre points d'amélioration sont identifiés : la durée jugée insuffisante des sessions pratiques, le suivi après la formation, le manque de certains équipements et l'indisponibilité des supports de cours.

Les recommandations qui en découlent portent sur l'allongement de la durée des formations, la mise à disposition de supports de cours, la remise d'attestations de fin de formation, l'organisation de suivis et la signature de conventions avec des structures financières — cette dernière étant la condition d'un démarrage effectif des activités.

Cet article s'inscrit dans le programme

LIGGEEYAL ËLËG
Partager cet article