Pikine, Tivaouane Peulh, Patte d'Oie : des jeunes leaders formés aux DSSR et à la réponse aux mouvements anti-droits
Au deuxième trimestre 2026, une série de formations a été organisée à Pikine, Tivaouane Peulh et Patte d'Oie sur les droits en santé sexuelle et reproductive et les stratégies de réponse aux mouvements anti-droits.
Au deuxième trimestre 2026, le programme PAS À PAS a poursuivi le renforcement des capacités des jeunes leaders à travers une série de formations organisées dans plusieurs communes de la région de Dakar. Ces sessions se sont tenues à Pikine, à Tivaouane Peulh et à Patte d'Oie.
Trois blocs de contenu
Les formations ont porté sur trois ensembles. D'abord les droits en santé sexuelle et reproductive, socle de connaissances sans lequel aucun plaidoyer n'est tenable. Ensuite les argumentaires en faveur de l'avortement sécurisé dans les cas prévus par le plaidoyer du programme, c'est-à-dire les situations de viol et d'inceste.
Enfin, et c'est le bloc le plus inhabituel dans ce type de formation : les stratégies de compréhension et de réponse aux mouvements anti-droits.
Pourquoi former à la réponse aux mouvements anti-droits
Ce troisième volet répond à une évolution du contexte que J-GEN Sénégal observe sur l'ensemble de ses terrains : la montée d'une opposition organisée aux droits des femmes, qui ne se contente plus de contester des revendications mais conteste les faits eux-mêmes, et qui maîtrise souvent mieux les codes de la communication en ligne que les organisations de défense des droits.
Former des jeunes leaders à comprendre ces mouvements avant d'y répondre est une manière de sortir de la réaction. On ne répond pas de la même façon à une objection de bonne foi et à une stratégie de disqualification ; encore faut-il savoir les distinguer.
Les résultats obtenus
Ces formations ont permis de renforcer les connaissances et les compétences des jeunes participants, afin qu'ils deviennent des acteurs de sensibilisation et de plaidoyer au sein de leurs communautés, contribuant à la promotion de la justice reproductive et à la défense des droits des femmes et des filles.
Des plans d'action ont par ailleurs été élaborés pour pérenniser les initiatives futures. Les participant·e·s ont exprimé la volonté de démultiplier les acquis auprès de leurs pairs — un effet que le programme retient explicitement comme leçon apprise.
Ce que le bilan retient
Le bilan du trimestre relève la maîtrise des thématiques par les formatrices, une mobilisation précoce des jeunes et la qualité du cadre d'accueil, sécurisé et aéré.
Deux points d'amélioration sont identifiés : la remise d'attestations à l'issue des formations, et la mise à disposition de documents permettant aux participants d'approfondir la réflexion après la session. Un mécanisme de suivi post-formation a été mis en place avec l'élaboration des plans d'action destinés à soutenir les initiatives portées par les jeunes.
Cet article s'inscrit dans le programme
PAS À PAS : VERS UNE JUSTICE REPRODUCTIVE AU SENEGAL
